Galaxia Wang

Jouissant d’une synesthésie puissante qui affecte sa perception des formes, des odeurs, et des sons, Galaxia Wang a créé de toute pièce, durant ses études à la HEAD, une langue et une musique afin que les mots et les sons correspondent aux auras colorées couleurs qu’il perçoit. Intitulé« Colossia », le projet continue à croître en une littérature, des films, un Etat, et une cosmogonie...

Colossia publication 300 pages, livre d'apprentissage de la langue Colossia, 2014 

EN:

Elaborating on Wittgenstein’s assertion that the limits of language mean the limits of the world, as we cannot think what we cannot say, Franco Bifo Berardi has suggested that only an act of language can enable the emergence of a new human condition, as the extension of the world itself depends on the complexity of our thinking, and this latter depends on the potency of our language.

What happens, then, when someone decides to invent her/his own language? What if this language was potentiated by the entanglement of verbal matter with expanded sensorial perception? Which patterns of thought could blossom from it, which new worlds could be produced and explored?

Colossia—an inquiry sprouting at the intersection between linguistic experimentation and a sensorial exploration of synaesthesia—brings up these questions.

Colossia is an artificial language designed by Galaxia Wang for the purpose of making accessible his own system of perception, altered and intensified by synaesthesia. It is intended to give direct access to the way the artist perceives the world and feels: an invitation to an encounter occurring through the senses, where language becomes the medium chosen by the artist to establish a contact with non-synesthetes. 

The linguistic system manufactured by Galaxia gains substance not only from verbal matter (signs, phonology, vocabulary and grammar), but also from colours and sounds, which relate to one another according to a complex architecture of correspondences. As a result, the act of speaking Colossia might generate hallucinatory effects of meaning and feeling, for the semiotic concatenation of a sentence is designed to exceed the codified correlation between signifier and signified.

Put differently, the ability to master this language opens the doors of perception to the expanded experience that synaesthesia produces: flows of signs, colours and sounds, instantly translate into each other and transform reciprocally. For this reason, learning to speak Colossia demands a sensorial training as well, as it means learning to practice this simultaneous sensorial translation in your mind and in your body.

 

FR:

À partir de l’assertion de Wittgenstein selon laquelle les limites du langage limitent aussi le monde parce que nous ne pouvons pas penser ce que nous ne pouvons pas dire, Franco Bifo Berardi suggère que seulement un acte de langage peut permettre l’émergence d’une nouvelle condition humaine, car l’expansion du monde dépend elle-même du degré de complexité de la pensée, qui à son tour procède du potentiel du langage.

Que se passerait-il, alors, si la matière d’un langage était augmentée par les perceptions sensorielles ? Quels motifs de pensée pourraient en éclore ? Quels mondes nouveaux pourraient naitre et être explorés ?

Le Colossia, une recherche qui a germée à l’intersection entre expérimentation linguistique et exploration sensorielle de la synesthésie, pose ces questions.

Le Colossia est une langue artificielle conçue par Galaxia Wang afin de rendre accessible son propre système de perception, altéré et intensifié par la synesthésie. Cette langue a pour but de donner un accès direct à la manière dont l’artiste perçoit le monde et le ressent : une invitation à une rencontre qui se provoque par les sens, où cet idiome devient l’entremetteur choisi par l’artiste pour établir un contact avec les non « synesthètes ».

Le système linguistique fabriqué par Galaxia gagne en substance non seulement à partir de matière verbale (signes, phonologie, vocabulaire et grammaire), mais aussi à partir de couleurs et de sons, qui se relient entre eux selon une architecture complexe de correspondances. Conséquemment, l’acte de parler Colossia peut générer des effets hallucinatoires de sens et de sensations, car la concaténation des phrases est conçue pour excéder la corrélation entre signifié et signifiant.

Autrement dit, l’aptitude à maitriser la langue, ouvre les portes de la perception à l’expérience étendue que procure la synesthésie : un flux de signes, de couleurs et de sons, instantanément traduits et transformés les uns dans les autres. Pour cette raison, apprendre à parler Colossia exige l’entrainement des facultés sensorielles, car cela implique d’apprendre cette pratique de traduction simultanée par l’esprit et le corps tout entier.

 

EN:

Far from its definitive accomplishment, Colossia is an ongoing process, a generative framework engendering a growing number of practices. Indeed, struggling in the endeavour of cracking his own system of perception and inviting others in his singular vision of the world, the artist has inflected the language into a variety of forms and formats, aimed at exploring the functioning of the “colossian” sound-, colour- and even smell-system. The resulting corpus of works is ostensibly oriented to reach the rank of oeuvre totale, as a multi-medium syntax capable to affect all senses at once.

FR:

Loin d’être accompli, le Colossia est un procédé continu, une structure qui génère un nombre toujours croissant de pratiques. En effet, dans l’épreuve difficile de décrypter son propre système de perception et invitant les autres dans sa vision singulière du monde, l’artiste a démultiplié la langue dans une variété de formes et de formats, visant à explorer le fonctionnement des sons, des couleurs, et même des odeurs du Colossia. Le corpus d’œuvres qui en résulte tend ostensiblement à atteindre le rang d’oeuvre totale, supposément formée d’une syntaxe pluri-vectrice capable d’affecter tous les sens à la fois.

 

Colossia music installation, 2015

EN:

A sound installation featuring the acoustic poem Chant des Baleines (2015)—Li böhgjhnu j-olisü j-Bzrnnk, in Colossia—is emblematic in this sense. The installation presents a series of round-shaped sculptural elements suspended in the dark. These, glowing in turn of colourful cosmic lights, produce a choreography articulated on the basis of an oneiric score. The sequence of sounds and matching colours is dictated by the correspondences intertwined between the acoustic matter and the verbal matter of the poem (existing also in its mere linguistic form).

In the same spirit, the artist has also embarked on an ambitious project entitled Projet Coloossiaa (Colossia Project, 2015), which consists of a music album counting eleven sound tracks in total. As for the sound installation described above, these sound pieces work as acoustic translations of poems and short stories written by Galaxia in Colossia (French and English versions are also available). As the linguistic substance materialises and gets to us in the form of sound waves, we are invited to experience poetry and storytelling through our sensory apparatus, seizing them as something else than strings of intelligible words. This way, we end up listening of space cakes and yellow cities, sweet and sour love and sweet and sour pork chops, etc., all shaping as streams of synthetic sound.

 

FR:

Une installation présentant le poème sonore Chant des Baleines (2015), - Li böhgjhnu j-olisü j-Bzrnnk, en Colossia - est emblématique en ce sens. L’installation présente une série d’éléments arrondis suspendus dans l’obscurité. Ceux-ci scintillent de lumières cosmiques colorées, produisant une chorégraphie selon une partition onirique. La séquence de sonorités et les couleurs qui y sont associées est dictée par les correspondances entremêlées de matière sonore et verbal du poème (existant également en simple forme écrite).

Dans le même esprit, l’artiste s’est aussi embarqué dans un projet ambitieux intitulé Projet Coloossiaa (2015), qui consiste en un album de musique comportant 11 morceaux. Pareillement à l’installation décrite ci-dessus, ces morceaux traduisent en sons abstraits de petits poèmes et de histoires courtes écrits par Galaxia en Colossia (des versions en français et anglais sont aussi disponibles). Alors que la matière langagière s’actualise et nous parvient sous forme d’ondes sonores, nous sommes invités à expérimenter la poésie et la narration par le biais de notre appareil sensoriel, les saisissant autrement que sous la formes de séries de mots intelligibles. Ainsi, nous finissons par écouter des tartes sidérales, des cités jaunes, de l’amour aigre-doux, du porc aigre-doux, etc., le tout formant un flux de sons synthétiques.

 

Projet Cöloossiäa/Colossia 

11 compositions musicales, 2015

Thngïäzhgub 

  1. Oetäadm xjhzibpti  / Space cake

  2.  li tes* öcre is-obäösir iih / Time is like honey

  3.  Tokzoieh> li ccoctokzöott j-l utoéegjlroeut.  / Listen to a writer's voice 

  4.  Ättpos-èhëkrònc / Sweet and sour spare ribs

  5.  Ghdèellinn j-li ccönnjä uxnö / Zodiac house in astrology

  6. Li böhgjhnu j-olisü j-Bzrnnk / Chant des baleines

  7.  Li L aomj / The white cat

  8.  Lii ptiiqiix féädfijx / Falling leaves

  9. Froeiiama / Samsara

  10. Oetäadm xjhzibpti(tkmröeutn) / Space cake (with voice)

  11. Yünmrroacräa / Correspondance

Oetäadm xjhzibpti 

Jié li köchtun vç iioiev is-l oetäadta hyhshinn
täad snrosofuu
Mmözu l étun vizrot x j-rehrüom, li zhésèfh iioiev iikgédee th hyhoann. Esh hç roih pq ép i.
Mmözu m étunx hç zhnoieh> lé li gnhroccnb.
Fcroo tïraééx j-röeutrnf ihccokev li aoebäo, iioiew jéht t-zhckw> lé, is-li staloi j-li sässjr ivi crïéc.
lii imainhx chénoiew< x wom> yiyev oz jikar> ll utomx, fcroo-röeutrnf kussyiyoiev< th sösztoiev>, lii éex éeoiew> i lèu sösztn.
Li fyhzn ior-khigoiev>, îkakoieh j-kéeh> cor-x zhth<. Yadiaoieh> j-zhdth> lii utomx e-li hgikäa. Yadiaoieh> j- raahèh> ioröo-h uossyïh> jié-ioröo uüht.
zhhunisuh> hie’zheu li pyluluu, zhtoieh< täorhev th Fcroo tïraééx yélfhééoiew>, jiéraoe- bäo épp kôhkô, îkakoieh j-kéeh> yroev cor-zhdth> e-li hgikäa.
Hzhtrjaoieh> yroev mmö éj, eumtes* vizrot x rgete bäm stäsjsé oz jvree. Ihev th- tokah>,gzfh> th huuhoah>.
keanv ivi li rord x eumnv<, oowktuh>, pumt-li rordsösz.
Hç éeoh> lii ngnissünx usii ropvx ii ktu, li oyattöm iioiev pmzom, li cöloo iioiev thta is-zu- hon*.
Roih éeo lii utomx ngnissx, hç roih rot ép utoox unäloix, chén’iiu li oetäadm ropv ii ssös- sozt i éö tïraéé. Keanv zhtoieh<. 

Gâteau de marijuana 

Ça a commencé comme avec un dessert normal
Doux, croquant
Après une heure, aucun effet ; sain d’esprit. Donc j’ai repris une part
Après trois heures, j’étais au lit
Diverses parties de mon corps, en particulier le cœur, ont été tirées vers le haut comme par une sorte de force de l’âme
Mes doigts ne peuvent pas saisir d’objets ni se fermer, les convulsions m’oppressent. Mes yeux voient les choses un peu tordues.
Dans la lutte contre ma volonté, mes yeux désespérément ne veulent pas dormir, je veux rivaliser avec ce genre de force, je veux me faire rester dans mon corps
Je tiens tête à la fatigue, au sommeil tandis que mon corps se lève. La peur extrême dans mon cœur, je dois ouvrir les yeux sur cette lutte de pouvoir, encore une fois.
Je me suis battu à plusieurs reprises, pendant une longue période, sans aucune illusion, flottant dans cette merveilleuse temporalité, en seule concurrence avec les difficultés et les appels à l’aide.
Suivi de maux d’estomac, de vomissements, de crampes d’estomac
J’ai vu les vomissures filantes, le goût acide pantothénique, la couleur et la consistance du gâteau étaient la même qu’avant.
D’avoir vu ces vomissures, j’ai trouvé ma sérénité. Probablement que le gâteau n’était qu’en partie digéré. Alors j’ai dormi 

li tes* öcre is-obäösir iih 

Hç kéccpoieh> jié l klunhg usii hïhujoiev> li zhukém üiltunl-ev.
hç yoeioieh< ut hç iioieh t-li ez. Knoronh hç roih éeo yroev l hmüo j-klunhg. Li tes* ivi rrimev élanssc, fç kröcuncf> lii utomx oäoax th roäiex,
e-ép j-chénx th j-hïttoroorx, rrimev j-jegunkän th j-xéeoüc.
Hç éeoh> li röeut usii h roiv gih li kptäö, Vizrot li tii j-jecss jié li fkob.
v éeoh> iiev, Hç kénh< x ivi gfèv> zjhlh< lii tjlx oz rtvdch>.
lvéeoh> lè, li L iitu e-iiw ivi hiev t-r.
jié li cnyéim vizrot ll utomx ut hç chénch< x éeokih>, s-roäopuun féèih< èsiev li zkodh th whuym, li röeut yadiav> ffot-ev li bjtädf th dfijf
yadiav> ffot-ev li iyf hzigë.
Us* li iitu e-iiw kjssaajcv>, hç ébäj-éeoch> lé,
éeoüch> lii eoäox jié fcroo Xioäox. 

Le temps filant comme miel 

J’étais en train de m’élancer dans une cage qui enfilait l’incessant chemin, je me croyais arrivé à la fin, mais de la cage j’ai vu encore une porte. Le temps assez long, créera les choses vivantes qui sont multiples et prospères, avec beaucoup de possibilités et d’espoirs, aussi de risques et d’anacatesthé- sie. 

Je regarde les gens qui m’ont touché, dans le ciel il y a une rangée de colonnes de fumée.
Je le regarde mais je ne sais pas si je dois sourire ou froncer les sourcils.
Je regarde au loin, encore des brouillards blancs qui ne peuvent se disperser.
Il y aura encore des choses aveuglantes dans le futur. Je ne peux que trouver la direction et les épreuves, on a toujours besoin de les comprendre précisément. 

Toujours le chemin devant.
Quand le brouillard se dispersera, je préférerai voir dans la direction du haut. Voir clairement, toutes les étoiles dans la galaxie 

Tokzoieh> li ccoctokzöott j-l utoéegjlroeut. 

Tokzoieh> li ccoctokzöott j-l utoéegjlroeut.
Us* li kiottuh loijoiev, fç j roif gihau cor-l säfnlnm s-fcroo lii talünn-ofäox.
Jç roij syr ut vizrot d ̈quéayx t-hqofiij> cor-zhkapessj>. Fç roif syr ut fç ghoeoecf>. Jç roij féèi, fd féèif ugdo ivi hiev li uoiiuo s-jd ilvbäolväm.Jç roij syr ut réllasf>x th ghoeoef>x.
Us* fç j roif hqofii u-qizyjf> qhykev u-éèçua oioief jd höhädf.
Ihtun d ̈quéayx, fç roif oäohv, roif syr li ptäotoksyrf s-tunïh d ̈quéayx.
Esh, Roifj oiiç-rfrohk jié l iigiomssan. Xluh iyéeo vizot li bröttutom yroev. Tokzoieh> li ccoctokzöott j-l utoéegjlroeut.
Li ussngzaijutom j- li tes* ivi s-qhthpa li X-cox.
Rfrohkv> iroiy éi th iroiy èy. 

J’ai écouté un enregistrement de l’écrivain 

J’ai écouté un enregistrement de l’écrivain
L’hiver venu, il a dépensé tout son argent de poche pour aller au cinéma avec elle.
Elle a dit qu’elle voulait le quitter six ans. Il a dit qu’il l’attendrait.
Elle a pensé qu’il était fou, comme son premier amour. Elle lui a dit de ne pas l’attendre. Il l’a quitté en marchant à reculons, appelant son nom en pleurant.
Six ans plus tard, il apparut tout à coup, lui rappelant sa promesse d’il y a six ans.
Ils sont resté dans le désert, mais le monde est animé dans ses coeurs.
J’ai écouté un enregistrement de l’écrivain
Passer le temps comme traverser le trou noir. 

Qui surveille tous les jours et toutes les nuits 

Ättpos-èhëkrònc 

Ll éö-èhëkx enyhuztx, Gö i ̈dpèl j-hlsüiigr tpïe, Gö o ̈dpèlx j-hjaolisü, Gö m ̈dèplx j-L-ätto oz iikätto, Gö t ̈dpèlx j-poso, Gö b ̈dpèlx j-süii iishl, o ̈ Götpïex, ll pzhuäll-fhidx enyhuztx, ll jngäa-ipíx enyhuztx, éö i ̈dpèl j-seséloq.
kpadfijn:
I ̈n, tuniyes* süiikpBx> lii éö-èhëkx uxnoäodrx is-ifrek, khkguBx> wc i ̈tes*, is-i ̈cro ̈. O ̈n, pqBx> li godorruum, fuulBx> l süii iishl, jorBx> lii éö-èhëkx jié li godorruum, ihtun li godorruum öodka ïnnitilisBx> lii pìyíx th lii osäapìyíx, jorBx> lii pzhuäll-fhidx, jngäa- ipíx, lii Götpïex, uxnBx> li éö boh cor-w coddunxpBx> mu ̈ hie’zheu du ̈menyox ̈.
M ̈n, ihtun lii èhëkròncx coddunxpx lolugiqBx> wc, jorBx> wc iyco’p cor-fuulgkun> lii süiix. Pr teshon* HHç kphx> i ̈ urocum j-süiitpub, i ̈dpèl j-hlsüiigr tpïe, o ̈ dpèlx j-hjao- lisü, m ̈dpèlx j-iikätto, t ̈dpèlx j-poso, b ̈dpèlx j-süii iishl, is-pr utcro’ut cor-kp> li süiit- pub.
T ̈n,pqBx> li gobohrruum fuulhx> ll olisüx enyhuztx, sy Bd gobohrruum iioie x li gonjhrruum, flignB> o ̈oz m ̈ipíx j-jngäa jié li gobohrruum, u-uynzhga lii jngäa-ipíx s-li gorruumkcc t-ylc> -ylc> jié li gobohrruum, is-pr, ihtuntes* us* fuulchx> lii èhëkròncx t-bohrcyr>, wç njhrcw>x li gobohrruum.
b ̈n, ihtun olisü ohr fuulhx> lii èhëkròncx, bohrcyrhx> wc s-li éö boh, hie’zheu lii tynfo- mx j-lii èhëkròncx iicw L-O usii ivi bä. Utt-ffubam u-pr tes* diz fhè> w olichka>. Utt-ffu- bam ivi bohrcyr> li cölooätto. Corro ut HHç roihx kp li süiitpub, yproihx< x t-bohrcyrhx> li cölooätto.
D ̈n, ihtun li lii éö-èhëkx bohrcyrx, fuulBx> li süiitpub ut HHç roihx hippob, vç gfèv> hiev chén> phucr> lii èhëkròncx, ihtun li coddunxpa s-li Gö boh HHç uxnchx> u-li éö boh cor-w coddunxp> mmöev is-bä-mziöäm. Keanv HHç chénchx< pnt> li èsn j-sesé- loq efcéesd iiçd fhèa. Us* li rôsüii jucncv< hiev, kawhx> li Gö boh. Tunïh wç roiw su
j-li gobohrruum HHç chénhx< pnt> yroev ll posox, ihtun wç iicw bohrcyrx hippolx HHç chénhx< w epsu>. 

Aigres-douces Spare Ribs 

Petites nervures quantité, le vin de cuisson la sauce de soja 1 cuillère à soupe 2 cuillères à soupe de sucre 3 cuillères à soupe de vinaigre 4 cuillères à soupe d’eau 5 cuillères à soupe d’anis 2, l’échalote, le gingembre, la quantité de sel 1 cuillère.
mesures: 

1, le premier acheter une petite rangée de lavage, hacher, hacher la moitié.
2, prendre le pot, versez dans l’eau, prendre les petites nervures dans le cadre wok froid, écarter mousse ébullition écrémé, ajouter l’oignon, le gingembre, l’anis, tournez mijoter système pendant 30- 60 minutes.
3, D’après les côtes cuites,retirer-les, laisser les pour contrôler de l’humidité. En ce moment nous faisons un bol de sauce, 1 cuillère à soupe de vin de riz, deux cuillères à soupe de sauce de soja, trois cuillères à soupe de sucre, quatre cuillères à soupe de vinaigre, 5 cuillères à soupe d’eau, selon la pro- portion on fait de la bonne sauce.
4, prenez le wok, versez la quantité d’huile, si vous n’êtes pas anti-adhésive poêle, puis jetez vingt-trois gingembre vers le bas, dans la poêle avec une spatule en appuyant sur le gingembre frotter, comme ça quand on verse porc casserole sauté si bien qu’il ne colle pas.
5, Après la chaleur de l’huile, verser côtes, faire sauter à feu doux lentement jusqu’à ce que la surface de côtes était brun doré pâle. Certains pratiquent en ce moment à frire, et certains ont commencé à frire couleur de sucre parce que nous avons fait la sauce, on n’a pas besoin de frire couleur de sucre.
6, Après le porc sauté, verser juste une bonne sauce de hauteur, la sauce doit être juste bon pas sur les côtes, transformer un petit feu après le feu pour faire bouillir lentement laisser mijoter savoureux. Ensuite on peut ajouter en fonction de leurs besoins un peu de sel, jusqu’à ce que la sauce quand sèche rapidement, sèche feu ouvert, donnant sur la casserole peut être cuit dans un peu de vinaigre, remuez bien après on peut tenir 

Ghdèellinn j-li ccönnjä uxnö

Li b ̈n Ghèellinn ivi li h ̈n Ghèellinn j-li d ̈n: li boek th li taazöhtté j-b ̈n iwi li xhjôw j-li h ̈n cor-li ngûu j-li d ̈n;

Li b ̈n Ghèellinn ivi li o ̈n Ghèellinn j-li t ̈n: li röeabö j-li b ̈n ivi li öhfrehn j-o ̈n cor-li roemma j-li t ̈n;

Li t ̈n Ghèellinn ivi li h ̈n Ghèellinn j-li b ̈n: li unzhruggt j-roemma th li dföägh j-li t ̈n iwi li xhjôw j-li h ̈n cor-li taazöhtté j-b ̈n.

Li o ̈n Ghèellinn ivi li b ̈n Ghèellinn j-li x ̈n: Bd öhfrehn j-o ̈n ivi li taazöhtté j-b ̈n cor-Bd kfrhiuuf-gprhöön j-x ̈n.

Li o ̈n Ghèellinn ivi li x ̈n Ghèellinn j-li b ̈n: Bd öhfrehn th Bd örptiiqii j-li o ̈n jrojrnw> Gö-ev li kfrhiuuf-gprhöön j-x ̈n j-Bd röeabö j-li b ̈n.

échanger les maisons du zodiaque(astrologie) 

La maison 5 est la maison 12 pour la maison 6 : le sexe et le divertissement (5) sont les indications (12) de la fatigue (6); 

La maison 5 est la maison 2 pour la maison 4: l’enfant (5) est la valeur (2) de la famille (4); 

La maison 4 est la maison 12 pour la maison 5: les responsabilités familiales et la morale (4) sont les indications (12) d’un plaisir (5); 

La maison 2 est la maison 5 pour la maison 10: votre valeur (2) sur votre réussite professionnelle (10) est un divertissement (5); 

La maison 2 est la maison 10 pour la maison 5: Votre valeur et vos ressources (2) sont l’indice de la réussite professionnelle (10) de votre enfant (5) 

Li böhgjhnu j-olisü j-Bzrnnk 

Li Gö utom rezghinnkla, vç zhkatkpoiev>, muujraeoiev>, hie’zheu khejua.
Li röeabö v éeooief>, fç roif mainhjrhtö vd Rö srmn.
Vd olisüx ropw ii pqsu s-fd bàbaa, ropw ii fhkp is-l böhgjhnu j-olisü j-Bzrnnk.
Li böhgjhnu j-olisü töboh-xuehoiev>, lii bohpömrx öil-wèuoiew>, viz li yh’içhögn j-li Gö utom usii ivi lbäowhua th lrveecogioua, usii roiv eöev aeymnhe jyonza-li éö fossl. Li lvsössénn j-Bzrnnk 

Vç roiv oäokpö li éö frluunhg j-li röeabö, li däoil roiv jiäyoev ïrl lii hpsx süsstax. Li lvsössénn j-Bzrnnk
Vç roiv x adia gsüssyr> ll utomx, ihev fkäpú> yikplla-ev li däoil th li ohrn. bohkpoiev> èheufev, ghoeoeoiev> èheufev cor-bohxéizwèu<. 

La lampe de graisse de baleine 

le grand colosse s’est échoué, il s’est débattu désespérément pour respirer jusqu’à tarir.
l’enfant l’a regardé en touchant sa peau épaisse
le père a tiré ses graisses pour fabriquer une lampe de graisse de baleine
la lampe scintillait, le feu étincelait, c’est sa mentalité indécise et volumineuse qui poussait des soupirs avec le vent. 

l’âme de la baleine
qui a allumé la pièce de l’enfant, cette brillance a adhéré les bois uligineux.
l’âme de la baleine
qui ne voulait pas s’épancher, seulement se volatiliser vainement pour la lumière et la chaleur se brûler tranquillement , attendre calmement l’extinction 

Li L aomj 

Hç zéjéooieh> l L aomj.
Shiw,sö. Xluh vç rotv< ll yrmnx ifrekx.
Iy li hiln j-aeshilnd vizrot ihev hc.
Lii éeox éessox, khromoiev> éekp-ev hc.
Tuniyes* hç féèioieh ut vç adiaoiev> hd ojroctt oiih
Keanv hç joéeoieh> ut diz iioiev x hiev.
Vç zcrohkoiev> ihev hd éö kyml, vç roiv x obp lii ojrocttx karzex. Diz ivi ruyev l röeut-oe usii ropv ii yiweu.
Hç v roih x procsiit.
Hiev is-procsiit> x hc-iiç. 

Hç x roih hqofii luuenj-ev, knoronh vç h roiv jyonz. Hç iiç-roih kohr, vç h jyonz j-iiç-roih kohr yroev. Uon’tesnn hç v roih ïnni dè li iikgu.
Chén’iiu li hrässius ivi bä? 

Ihev khromov> j-khromov?
KpB> x tehpumB> cor-li örronn j-uthon. Hiln’ utur ivi x li roemma. 

Le chat blanc 

J’ai rencontré un chat blanc
émacié, mais à la fourrure propre
Devant l’atelier, il n’y avait que moi
Les yeux voilés, il s’est approché de moi avec impatience.
Au début, j’ai pensé qu’il voulait mon gâteau d’huile.
Mais je me suis rendu compte que j’avais tort.
Il s’est seulement frotté à ma jambe, il n’a pas touché à la galette. C’était encore un enfant abandonné
Je ne l’ai pas plaint.
Comme je ne me plains pas
Je le laisse là, je m’éloigne mais il me suit
Je l’a quitté, il m’a suivi.
Finalement je l’ai regardé par un verre.
Probablement la vie vagabonde est beaucoup mieux
Quelquefois s’appuyer sur le mur...
Reste pas pour le moment doux
Parce qu’il y a pas de famille pour rester 

lii ptiiqiix féädfijx 

L fossl ouot j-fkob
Us* ghoeoea li éfroznn hç roih kp tehtoeh>,glhua lii ptiiqiix ziikàx ri-li fhäo. Ipí j-ipí j-lii ptiiqiix zgfoàbbx gzuux usii roiw kp lii tkzöox kilèbx. 

Vizrot fcrollüev ll ptiiqiix ut ropw ii éeos-ssrinäx iwi gennx.Zsob glhu>x is-kztclx, ujtkzx. Hç féèih< ut wç iwi hakangx, éeos-ealungx xluh e-zgfoàbbx. 

li ptiiqii rotv li féädfijn.
Chén’iiu ealung zuhon*j-li oe-tes* vç ivi. Xluh vç féèiv< jyonz> li jhi oäoil oäoa. Jiäkov> jiäyoev li jozzäm genn.
Oäoféèiv<li süojell j-limhodik
Püwssaev, hcaev m-cöloossyv> vc-iiç, b-cöloossyv> vc-iiç , n-cöloossyv> vc-iiç. Iyonzv>li fossl j-säsguunv> ri-li fhäo.
li kiottuh e-li fkj-fossl.
HHç gfèhx> rotoiaehx< li féädfijn j-lii ptiiqiix. 

Feuilles de sagesse 

Un jours de grand vent
En attendant le bus, d’un air malicieux, j’ai écrasé de fragiles feuilles sur le sol.
Les feuilles entêtées craquetent
Il y a toujours quelques feuilles ne peuvent pas être écrasées , toujours silencieux
Je sais qu’ils avaient l’air faibles, mais plein d’une forte ténacité
Feuilles de sagesse
Les germes sont fragiles et délicats mais ils savent s’orienter vers le soleil pour se développer au mieux Se saisir fermement des tiges robustes
Comprendre le changement des saisons
Naturelement, être vert rouge et jaune
Suivre le vent, tomber au sol
Un hiver froid
Il devrait y avoir des feuilles de sagesses 

Froeiiama 

Diz wesivomiikn hç ihi l éö vmfonj, li utom ut hç gfèh> kp> ivi chkökäp> lünngev lii örptiiqii-obpax tunïh li kiottuh yroev ut gréesch>l joiif oäoa. Upgnev vç ivi x hiev ut li qossäm ivi év éö ut li suüs, hç éeooieh> x li joiif.
Hç roih uglolk jié li xuougn ut hç chénoieh< x su>, li dtukhöröeut bäoafäoa h éeooief>. Ropf loij m-b ̈éix ut i ̈tes*, fç roif flign ll obpöan th roif gih ll Süoosüii cor-hc. Us* li kiottuh ropv loij fç roif fhtrucg lii xjhzipheetix Röx lé li xuougn. Li xéi iioiev suxnsfahaev j-éeoh> li Lväo. Vizrot hiev ut li Lväo rotv x li froeiiama, éeooieh> vc hç roih chén féèi< lii lväoutomx. 

Hd lväoutom j-froeiiama s-Lväo, li jhi-iyztes j-vc, iioiev l L kik emccin c-hakang r-ealung. Ihtun li L kik emccin roiv xhbs vc-iiç, li Srmn kcriqca roiv rrösüiir i ̈ ttuprumröeutaem. Ihtun vç roiv tbäokoemt jié lii täfäx vizrot i ̈L oeiikis. Ihtun li xéiz j-li L oeiikis, lii gijkäccx urtonnax säsfloccoiev> j-säsfloccoiev>, uon’tesnn wç ropw ii ghzhunp s-l éöoö u-iikgukh- cufn. Zuutom’ihtun hd Lväo froeiiamav> x’yroev, lii lväsuissmx iioiew jié li iikgukhcufn, hie’zheu li éöoö roif kzupgk li iikgukhcufn, chén’iiu hiev x’aoebäoa. 

Li iisü j-piottuh h roiv kp öhéeot>.Hç roih ékoed féèthmäas> li dtukhöröeut usii ropf x loij éjtes*. Nxuut us* li iitu-émop roiv rot li absj-lijn fç ropf x loij. Hç roih staloi li joiif tïph- nuzoiev< éö, hd uüht roiv tïphnuz év j-év Gö. Us* li otottuh ropv gudij fç ropf loij, uoiiuo bäoafäoa, phyöfha, jhsäpmi. Jié fd mainhx vizrot lii Srmnx j-lii vmfonjx. Li dtukhöbug h öpiikvioiev>. 

Hç f éeoöpiikvioieh> hiev oôhna. Fd dtukhöbug roiv uglolk, hç roih plrcunk-lé s-li dtukhö- bug, fhofmoieh>fc u-crloca hd ez. Lii täboorx j-li otottuh roiw tbäokoemt jié li qossäm, hç roih éeo lii xuougnx j-luuenjusr usii iioiew ulmuga, th li qossäm jhïphla, éeoöpiikvioieh> ruyev u-fckräoa li dtukhöröeut. 

Fç h éeoöpiikvioief> yroev, li éeöun lbäowhua. Hç roih joée hc-iiç ihi ädzhuhöeev ut roih jhäobämi fd vyoonlväsuissm lbäowhua th fd éeöun. Diz h roiw fmvhpk eehujl< li joiif ut hç roih gfèh gréesch>. Thuzrhev hç roih adia tokz< li tkm j-dtukhöbug, corrout hç roih lväfhujl ut li xéiz chénv< h kp> süsöhéeota. 

Ihtun mmö fç h roif ghcojor, li dtukhöbug fhofmoiev> li qossäm jhïphla. Li utur luuenj th jhïphla ivi li joiif. Li iy xuougn, hç roih x kén sy vç ropv ii yroev chkökäp s-fc. Jié vr jhïphla iioiev li obpöan röcomömäa cor-li kiottuh.
Hç roih zyhcruokl jié li qossäm, roih stäghoeoe li yluncotun otottuh ut hç chénh< yroev zéjéo> diz dtukhöröeut, roih stäghoeoe tunïh li yluncotun kiottuh ut hç chénh< grées> l joiif. 

Samsara 

Dans cette vie, je suis un petit loup, je devrais essayer de bien préparer mes réserves de vivres et trou- ver une une grotte chaude pour l’hiver. Je n’ai pas d’autre choix que la forêt, ce n’est pas plus petit que la mer, je n’ai pas trouvé de grotte.
Je suis tombé dans un piège duquel je ne pus sortir, un élégant chasseur m’a regardé. Il est revenu tous les 3 ou 5 jours, il m’a donné de l’eau de source et lancé un peu de nourriture. L’hiver est venu, amenant de grands herba-urticaes à la bouche du piège. La nuit, pour moi, n’était qu’interminable observation de la lune. Il n’y a qu’elle qui n’ait pas de réincarnation, la voyant, je connaissais son histoire. 

Dans sa première vie, ma lune était un hérisson blanc ; fort en apparence mais faible en réalité. Après qu’il se soit donné la mort, ne restait que son cuir délavé. Ce cuir nourrit une mandragore qui, une fois éclose, accueilli dans ses pistils une mouche blanche. Après la mort de la mouche, ses ailes flottèrent au vent, elles furent finalement emprisonnées dans une verrière par un petit garçon. Dorénavant, ma lune n’a plus de réincarnation, ses intuitions sensibles sont restées dans cette cage de verre, jusqu’à ce que le garçon brise le verre, peut-être par simple insouciance. 

La pluie printanière m’a réveillé. J’ai commencé à penser au chasseur qui n’était pas venu depuis long- temps. Même quand l’arc-en-ciel a point derrière les nuages, il n’était pas là. Je crus que le piège était en train de rétrécir, mais c’est mon corps qui devenait de plus en plus grand. L’été, il revint, le même gracieux et mystérieux. Dans ses mains, il y avait des fourrures de loups. Le fusil m’a visé. 

Je l’ai dévisagé en restant planté comme une borne. Son fusil est tombé, j’ai gagné la bouche du piège en rampant le long du fusil et j’ai agité ma queue dans sa direction. Dans la forêt, partout les plantes étaient en fleur. J’ai contemplé le paysage, au loin, beaucoup de pièges déprimés et la forêt insondable. J’ai retourné la tête pour voir le chasseur. 

Il était aussi en train de me regarder, hésitant. J’ai alors réalisé la cause de son obsession, elle venait de l’expression de ses yeux et de ses sentiments douteux. Il était inimaginable que j’ai oublié de cher- cher ma grotte à cause de lui. J’aurai voulu subitement entendre le coup de fusil, parce que j’avais en mémoire que la mort pouvait me rendre connaissance. 

Puis, il m’a relâché, le fusil a été adressé au fond de forêt. La grotte obscure était si loin. Je ne savais pas si les pièges devant la grotte étaient les siens. Dans l’obscurité, il y avait beaucoup d’aliments pour l’hiver.
J’ai couru en direction de la forêt, l’été suivant, j’ai espéré rencontrer à nouveau le chasseur, j’espère trouver une grotte pour l’hiver prochain 

Oetäadm xjhzibpti(tkmröeutn) 

jié li köchtun vç iioiev is-l oetäadta hyhshinn
täad snrosofuu
Mmözu l étun vizrot x j-rehrüom, li zhésèfh iioiev iikgédee th hyhoann. Esh hç roih pq ép i.
Mmözu m étunx hç zhnoieh> lé li gnhroccnb.
Fcroo tïraééx j-röeutrnf ihccokev li aoebäo, iioiew jéht t-zhckw> lé, is-li staloi j-li sässjr ivi crïéc.
lii imainhx chénoiew< x wom> yiyev oz jikar> ll utomx, fcroo-röeutrnf kussyiyoiev< th sösztoiev>, lii éex éeoiew> i lèu sösztn.
Li fyhzn ior-khigoiev>, îkakoieh j-kéeh> cor-x zhth<. Yadiaoieh> j-zhdth> lii utomx e-li hgikäa. Yadiaoieh> j- raahèh> ioröo-h uossyïh> jié-ioröo uüht.
zhhunisuh> hie’zheu li pyluluu, zhtoieh< täorhev th Fcroo tïraééx yélfhééoiew>, jiéraoe- bäo épp kôhkô, îkakoieh j-kéeh> yroev cor-zhdth> e-li hgikäa.
hzhtrjaoieh> yroev mmö éj, eumtes* vizrot x rgete bäm stäsjsé oz jvree. Ihev th- tokah>,gzfh> th huuhoah>.
keanv ivi li rord x eumnv<, oowktuh>, pumt-li rordsösz.
Hç éeoh> lii ngnissünx usii ropvx ii ktu, li oyattöm iioiev pmzom, li cöloo iioiev thta is-zu- hon*.
Roih éeo lii utomx ngnissx, hç roih rot ép utoox unäloix, chén’iiu li oetäadm ropv ii ssös- sozt i éö tïraéé. Keanv zhtoieh<. 

Gâteau de marijuana(avec la voix) 

Gâteau de marijuana
Ça a commencé comme avec un dessert normal
Doux, croquant
Après une heure, aucun effet ; sain d’esprit. Donc j’ai repris une part
Après trois heures, j’étais au lit
Diverses parties de mon corps, en particulier le cœur, ont été tirées vers le haut comme par une sorte de force de l’âme
Mes doigts ne peuvent pas saisir d’objets ni se fermer, les convulsions m’oppressent. Mes yeux voient les choses un peu tordues.
Dans la lutte contre ma volonté, mes yeux désespérément ne veulent pas dormir, je veux rivaliser avec ce genre de force, je veux me faire rester dans mon corps
Je tiens tête à la fatigue, au sommeil tandis que mon corps se lève. La peur extrême dans mon cœur, je dois ouvrir les yeux sur cette lutte de pouvoir, encore une fois.
Je me suis battu à plusieurs reprises, pendant une longue période, sans aucune illusion, flottant dans cette merveilleuse temporalité, en seule concurrence avec les difficultés et les appels à l’aide.
Suivi de maux d’estomac, de vomissements, de crampes d’estomac
J’ai vu les vomissures filantes, le goût acide pantothénique, la couleur et la consistance du gâteau étaient la même qu’avant.
D’avoir vu ces vomissures, j’ai trouvé ma sérénité. Probablement que le gâteau n’était qu’en partie digéré. Alors j’ai dormi 

Yünmrroacräa 

Li püwssa ivi l ptôhfuun usr vizrot ll hzhuêlltnx oethögaex
Usii rottes syrw> ll syrätokäx wurccjofëex
Li röeut öceezjkf> j-r t-htykp> ll foréssämx j-li wàmózthäax
Usii éeoöpiikviw> fc e-li éeolväa roemmae.
Is-ll ccëltoknx éjx ylhêona luuenj-ev
Jié i ̈ yvöhmröeut pjhuwèxa th jhïphla,
Gö-ssüihröa is-li X èy rlira li oäoil.
Täbooriif, cöloo th li tokä yünmrroacrw-iiç>.
Vç ivi ll täbooriif zöttaex is-li srmn j-li röeabö,
bäife is-l hccrotottokm, P-M is-li m égrassfnn.
th ri-ll oykutomx iwi umrreorrge, fhooäore, ptäo’bohöa.
Ut wç gökraajhtw> ll utomx eraafcrooex,
Is-li Bzrnnktäbooriif, li vödyrajtäbooriif, li uèenlvtäbooriif, li lräphmiif Usii mzitokähaaw> li uxntökpm j-li öhoäoif th li staloif. 

Correspondances 

La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, 

Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. II est des parfums frais comme des chairs d’enfants, Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, Et d’autres, corrompus, riches et triomphants, Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens. 

Algol-- le monde d'odeur, 2016 

performeur : Gaia Vincensini

EN:

But the system of correspondences Colossia interweaves does not end with the relation between words, colours and sounds. The experience this language produces triggers other senses as well, such as olfaction.  Algol (Le Monde des Odeurs, 2016) is a participatory performance conceived by Galaxia in order to explore and illustrate precisely this aspect. Through the action of a delegated performer—whose task is primarily that of leading the way—the public is introduced and initiated to the new sensorial experience. A 3D printed structure recalling the shape of a honeycomb hosts a series of twenty-six fragrances mixed by the artist, each corresponding to a specific letter and colour. Armed with a silver straw, the performer moves slowly across the fragrances, inhaling, one after the other, a pink A, a green P or a brown H.

 

FR:

Mais le système de correspondances entrelacées du Colossia ne s’arrête pas à une relation entre mots, couleurs et sons. L’expérience que cette langue autorise éveille d’autres sens tels que l’odorat. Algol (Le Monde des Odeurs, 2016) est une performance participative conçue par Galaxia dans le but d’explorer et illustrer précisément cet aspect. Par les actions d’une performeuse déléguée, dont la tâche est en premier lieu de donner l’exemple, le public est introduit et initié à cette nouvelle expérience sensorielle. Une structure, réalisée à l’aide d’une imprimante 3D rappelant les alvéoles d’un nid d’abeilles, contient vingt-six fragrances mélangées par l’artiste, chacune correspondant à une lettre spécifique et une couleur. Armée d’une paille argentée, la performeuse (ou le public) se déplace doucement au-dessus des parfums inhalant l’un après l’autre, un A rose, un P vert ou un H brun, etc.

 

nzryk /oiseau2014

EN:

Another work designed to disclose the functioning of Colossia is Nzryk (Bird, 2014). Unlike Li böhgjhnu j-olisü j-BzrnnkProjet Coloossiaa and AlgolNzryk does not aim at deciphering the sensorial codes underlying the language, but rather at exposing the way Colossia can operate as an effectual system of communication. A short movie featuring the fictional dialogue between a grandmother and her grandchild serves as a pretext to give a concrete example of how Colossia can be employed as a medium for actual interaction.

FR:

Une autre œuvre conçue pour révéler le fonctionnement du Colossia est Nzryk (Oiseau, 2014). À la différence de Li böhgjhnu j-olisü j-Bzrnnk, Projet Coloossiaa et Algol, Nzryk n’a pas pour volonté de déchiffrer les codes sensoriels que sous-tend la langue, mais plutôt d’exposer la façon dont le Colossia peut opérer en tant que système de communication effectif. Une vidéo présentant le dialogue fictif entre une grand-mère et son petit-fils, sert de prétexte pour donner un exemple concret de comment le Colossia peut être employé comme l’intermédiaire dans une interaction.

Li v¨n bäoröeut /The 7th princess

Video projection sur le soie, 2014

EN:

This work, together with Li v¨n bäoröeut (The 7th Princess, 2014)—a video installation featuring a storyteller projected across several layers of black silk, and portrayed in the act of telling a story—opens Colossia to further interpretations.

In fact, all these illustrative works provide the viewer with a wide range of feeds to her/his senses. However, the viewer might as well become a learner, a Colossia student, depending on her/his involvement and willingness. This is the reason why the short story entitled Li v¨n bäoröeut does not exist in English or any other official language. This is also the reason why, when the artist is asked for a translation of Li v¨n bäoröeut, he sends a book of “colossian” grammar, instead (Colossia, Livre de Grammaire, 2014). It is an invitation to learn the language. The grammar book edited by the artist reveals the rules of the linguistic system and explains its entanglement with synaesthesia.

FR:

Ce travail, avec celui de Li v¨n bäoröeut (The 7th Princess, 2014) – une installation vidéo présentant une conteuse projetée sur plusieurs couches de soie noire et racontant une histoire courte – ouvre le Colossia à de plus amples interprétations.

Ces travaux apportent au spectateur un panel élargi de stimuli afin de nourrir ses sens. Néanmoins, le spectateur peut aussi bien devenir un apprenti, un étudiant de Colossia, selon son degré de volonté et d’engagement. C’est pour ces raisons que l’histoire courte Li v¨n bäoröeut n’existe pas en anglais ou en une quelconque autre langue. C’est aussi la raison pour laquelle quand l’artiste, sollicité à fournir une traduction de l’histoire, envoie un livre de grammaire colossienne (Colossia, Livre de Grammaire, 2014) à l’intéressé. C’est une invitation à apprendre la langue. Le livre de grammaire réalisé par l’artiste révèle les règles du système linguistique et explique son interrelation avec la synesthésie. 

Texte:

Zuhon* vizrot l oäoröeut, fç roif mvjo l fö gypsie is-lväoröeut. Fç j roif rokp roe-ev is-l röeut iik.

Cor-kp> x li kikaif t-li lväoröeut,li oäoröeut j roif kp gnov> jié l Phtuhn j-phpsmmie, th fç v roif ozi s-lii krococoox cor-ut jç chén< x julir> dè li Phtuhn.

Ihtun mmö, li lväoröeut roij coe o¨ bräayex sosiä cor-li oäoröeut. JJç iioiejx oäoa is-Oäo ilé. Us*-éi jjç roijx ii süiio, li oäoröeut roif woit hio-ev ut jç adiacj is-tötéa t-li lväoröeut. Li lväoröeut roij ée t-esy j-hilrumn, jç roij éeöo li qeräm j-égrassx u-blvv, jç roij syr: “gihB< hc li piottuh!”

Li oäoröeut roif occru bww¨ hokirx j-phpsmmie, fç w roif tspu t-den< l paops täboor, oz l oe j-ipsm ronnii knop jié lii krococoox. Conc wesiv ropv ii sz j-knop, li oäoröeut th li lväoröeut ikouoiew> jié li phpsmmie usii rotv< lii täboorx déäirox. Fç j w roif kp éeöo<, fç roif syr: “bäbäo räzho, diz iiv hiev li piottuh ut Bç roiB adia. ” Li lväoröeut roij syr xiew, èsiev tnuoiB>. 

O¨n quéay, li lväoröeut roij rot rrimev o¨ bräayex, diz iioiew hiev m¨n baäoröeut th t¨n baäoröeut. JJç iioiejx bjfäx is-aoröäf. Diz jhios li oäoröeut roif kp tiroe> l tötéa t-li lväoröeut. li lväoröeut roij syr: “gihB< hc li süle!”

Li oäoröeut roif occru bww¨ cnimoirx cor-jtok< lii süii j-süle jié li phpsmmie, th hiconsth> l tifsüoo ébä jié li cirqäou j-lväoröeut. Keanv li oäoröeut roif den li lväoröeut cor-hv< li tifsüoo vr, li süii j-tifsüoo tifoiew>, keanv chtuzw> jié l sosüc e-dè lii fnuiikx.

“Hon* Bç rotB< lii süii j-süle.”

Knoronh, li lväoröeut éeoiej> hiev ut lii süii j-süle thoönoiev> th fioauoiev> rrimev, vç roiv fioau jié li sosüc e-dè lii fnuiikx, xluh jç syroiej> x lèäoev.

Quéay zheu rrimev, li lväoröeut roij coe rrimev b¨n baäoröeut th d¨n baäoröeut. JJç ijix oäcrombx is-oäo bä. Diz jhios roij adia lii röeutx usii crroénw> jd bräayex.

Esh li oäoröeut roif lnouq bww¨ sormzirx cor-aorrivnw> t-rissröoe, wç roiw den d¨ föx höiiux. Li lväoröeut iioiej< ohäao x, jç roij ksruc lii éesüiix, w roij gih d¨ baäo-baäox bä, esh iroiy baäoröeut rotj< l rokpr.

T¨n quéay, li lväoröeut roij coe hiev i¨ bräaye, diz ivi l éor. li coloss j-srmn is-li lväoröeut. Us*-éi jç roij ii süiio,  li oäoröeut roif woit hiev: “ut adiacB is-tötéa, hd lväoröeut?”

Li lväoröeut éeoiej> léäoev lii nzrykx jié li fkob, syroiej> mmö-ev:“ eh, gihB< hc lii nzrykx!” Li oäoröeut roif lnouq iiiöhonev bww¨ rsyrcirx cor-pruukouw> lii nzrykx.

“ bäbäo oäoröeut, éicc hç h utwirch<, jié v¨ bräayex, usii chén< h resun> cor-zij li lväoröeut unza li znhoäo j-lväoröeut?”

“Li baäoröeut usii rotj lii suwssx élansscx ijcj li lväoröeut.” Li oäoröeut j w roif rhzsyr.

Esh, li lväoröeut roij oikp lii d¨ rokprx, w roij fidisyr: “ rokpcBx bä-ev  lii suwssx j-lii baäoröeut, éicc iro jié-jjc zijcj li lväoröeut. ”

“xluh, usii chénv< rokp> li v¨n baäoröeut?” “Hç h v kpch>.” Li lväoröeut roif syr.

Iroiy ropkr adiaj> ut li baäoröeut ut jç crroénj> zijcj li lväoröeut, sèdi us* li oäo bä, jjç denjx> lii röeaböx cor-zheu> lé li unégrass e-täboorx, uyonjx> lii süii j-tifsüoo t-ssil> jjd äox cor-jjc, ohuznjx> lii suwssx jié li oäo, keanv w fiécijx> th mshcijx>, hie’zheu lii suwssx j-lii baäoröeutx is-lii oäon isxissnhx oäow>, w sxijx> is-jsinuex, lé w stixikjx>, lé w chiixijx> lii täboorx oebäx. 

Knoronh li v¨n baäoröeut, li ééo baäoröeut, jç ssilj> xoz lii suwssx jié li tifsüoo. Us* li lväoröeut th jc unza lé li äohirpeam ptaajx> e-lii nyzkawx, lii suwssx j-v¨n baäoröeut iwi ppaun s-l b wbus, diz is-l utn hrez ut li lväoröeut rokpj> cor-jd suwssx.

Ihtun mmö, li lväoröeut iji xéiz. lii éesüii ivi x ohuzn, li däoröeut j-wesivom roif lèirl. Fç sdhichoief< li hyittphg oäoaw, li ppzow iioiev lanssc, yunnoiev wesi roeamn, lii yïyïx khicha lé fd chero iioiev yö, li jf zhroiev hie’zheu li thenfövei. Li däoröeut éeooief> wvnuoev li fhäommin, diz iioiev l éyoröeut u-wysggunhyittphg usii htthunoief u-iy- fc.

Li oäoröeut roif syr:“Tbäaröun pr, li däoröeut j-wesivom!” th roif hinshim lii mainhx.

Xluh, li däoröeut j-wesivom roif x éthin li oäoröeut. U-diz tes*, viz éyoröeut u-wysggunhyittphg roif syr:“Gethäavoiee BBc, li oäoröeut heotäa.” Fç whemronoief> li mainh j-li oäoröeut, u-znhossa.

Diz roiv kp li oäoröeut koö, “iioiaev vç chénnagö ut li däoröeut chénf< x syr>?”

“Chén’iiu fç chénf<,” li ipzhàröeut u-wysggunhyittphg roif syr,“xluh röeut v roif x tokz. Bç kénB<, li wesivom ropv ii ccumhiroo s-lii röeutx wuvommioax—usii syrw>, usii zhumzinw<, usii féèiw<, usii kpw>, usii éeow> lé u-vyoon, ussi éeow> lè u-vyoon…Hd höaröeut h roif ttïra is-fd ipzhàröeut, diz ivi corro ut hhç roihx ccumhiroo diz wesivom, th fç ifi li däoröeut. Fç ifi roahe, hç ihi jiuh; Fç féèif<, hç kph>; Fç éeof> lè, hç éeoh> lé; Fç zhumzinf<, hç syrh>. ”

“Fç lèirlf pr cor-kpf> ut?” li oäoröeut roif myïur.

“Cor-mvjoh> Bd bräaye,” li ipzhàröeut roif syr, “corro ut hhç adiahx> ccumhiroo> li wesivom s-ii röeutx wuvommioax,  x ihev lii oöx, xluh yroev lii föx.”

“Diz ivi x rïrcho j-syrB> ép,” li oäoröeut roif syr, “xluh hç roth< v¨bräayex, fç chénf< x mvjo> fcroo j-jjc!”

“Fç adiaf> mvjo> i¨ j-jjc usii chénj< ij li lväoröeut.”

“MziohoBx hd bräayex pr,” li oäoröeut roif syr, “Hon* diz ivi li tes* cor-zchesiht> li élansscif j-jjd suwssx.”

Esh, v¨ baäoröeutx ropjx ii mzioho jié li oäoröeut. keanv, li oäoröeut roif mzioho li xtorrir j-Phtuhn, li xtorrir roif den li hzpich cor-zchesiht> li hyittphg.  Sèdi us* fç lèirloief>, d¨ baäoröeutx znhossoiejx> lii äox, fioauoiejx jjd suwssx, hie’zheu lé-li fhäommin yi-jjc.

JJç roijx acosi j-ijix zchesiht ossüssol-ev, d¨ rokprx éeooiejx> oäoaev t-uifunn, sy vç iioiev x cor jjç roijx crroén roe-ev, lii baäoröeutx chénoiaejx< x rot< is-bättaox lii suwssx iioiew? Knoronh, ut chépibättao vç iioiaev, is-li tes* xi ép xi ès ut d¨ rokprx roijx rokp lii suwssx cor-lii baäoröeutx, lii suwssx j-d¨ baäoröeutx iioiew yroev xi ép xi ès, fcroo iioiev li rrîmme élanssc. Lii ëhrromx roifx koö-ev yvöjé lii mainhx, lii rokprx roijx koö-ev nsrunn lii mainhx rorubnll, li oäoröeut iioief j-jhnzhg> fd thöomn, li däoröeut j-wesivom éeooief> rrimev wvnuoev lè, th xluh li ipzhàröeut u-wysggunhyittphg roif gih l éeö t-li v¨n baäoröeut. 

“Sy,” li oäoröeut roif syr, “Sy lii suwssx j-hd ééo bräaye iioiew rrîmmex élansscx, zsob hhç kpchx>?” 

“Hç féèih< x lii rrîmmex élansscx, hnoäoyh.” li v¨n baäoröeut roij syr. Jç roif rdjécck li b tyssiymainh usii iioiev rvooz lé li äo. Jd suwssx iioiew fhahide x rrîmmex élansscx ut lii w-jjd, corro ut wç iioiew ksiakysü tfé zunn, tjhloiew lé äo, is-li oöté. 

“Diz ivi usii roif ksiakysü lii suwssx cor-Bc, baäo-baäo?” li oäoröeut roif myïur.

“BBç ooféèiBx> x hâh, diz ivi hd màmaa w roij ksiakysü!” li v¨n baäoröeut thïur-syr.

“Êh? Êh!” li oäoröeut roif syr götokev, “Iroiyi adiav> ij li lväoröeut, iioiaev vç fhäohide ut féèiB?”

“Féèih< x, màmaa h roij toc-syr, li hyïffvia ivi li é-göïhoäoe, esh jç ksiakysüoiej> lii suwssx cor-Bc iroiy éi.”

W roif toktoko, li oäoröeut roif unfhäomev ooféèi ut li lväoröeut roif adia, fç staloioief< x¨-ev fkohsijhac. Unfhäomev, lii d¨ baäoröeutx lünnchoiejx< ihev cor-jjd suwssx, th lé li däoröeut j-wesivom? Fç roif ptokp li tes*nn cor-emtesih>, zhizz-ev emtesihoief>, emtesihoief> ut i baäoröeut rotcj< lii éélansscx suwssx cor-ij fd lväoröeut.

Knoronh, li v¨n baäoröeut iioiej qhïaöek. Jç roij rrimev rvooz li b tyssiymainh, kcrozhoiej> j-jd rohmm. Jç iioiej x ihevröeut êh, vizrot rrimev li éyoröeut u-wysggunhyittphg j rrohioief>.

Li baäoröeut roij myïur li ipzhàröeut:

“Li däoröeut j-wesivom ifi jié li Phtuhn, B x-rotf< zsob fç kpf>? ” “Fç fhènf< lünnch< s-kpf> fc v-rrîmme.” li ipzhàröeut u-wysggunhyittphg roif syr, “Corro ut li wesivom ropv ii ccumhiroo s-lii röeutx wuvommioax, w-röeut iwi jié li Phtuhn, w iwi dè li Phtuhn.”

Li ulvaoie ivi syr sz, lii d¨ baäoröeutx usii lünnchoiejx< ihev cor-jjd suwssx lünnchoiejx< unfhäomev jié li emtesihif, x oäoax, th lé li v¨n baäoröeut usii lünnchoiej< hiev cor-li hyïffvia? tfé oäoa! Corut? Corro ut jç lünnchoiej<kpj> jc v-rrîmme!

Footprints 

Installation, mix media, variable size, 2015

EN:

But why investing so much effort in learning such a peculiar language? What does it mean to learn Colossia, and what could it do for us, for its speakers?

The trajectory Galaxia sketches in his installation Footprints (2015), infers that mastering Colossia gives access to a portal through which the “colossian” speaker can enter new worlds, bridge parallel universes. This concept is unpacked in the mentioned multimedia installation, which welcomes the spectators in a sort of gate, a space of transit for the journey to begin. The whirlwind of colours, lights and sounds filling the space, and the feeling they instil, suggest that to be travelling is first and foremost a state of mind, which can emanate from sensorial stimulations. The journey is enabled by a knowledge of Colossia, and this is the reason why Colossia students do not get diplomas, but a passport instead (Colossia Passport, 2015).

FR:

Mais pourquoi s’investir dans tant d’efforts afin d’apprendre une langue si particulière ? Que signifie apprendre le Colossia, que peut-il pour nous, pour ses locuteurs ?

La trajectoire que Galaxia esquisse dans son installation Footprints (2015), laisse entendre que le Colossia donne accès à un portail, par lequel le locuteur « colossien » peut accéder à de nouveaux mondes, traverser des univers parallèles. Ce concept se déploie dans l’installation multimédia susmentionnée, qui invite le spectateur dans une sorte de sas, un espace de transit permettant d’entreprendre un voyage. Les tourbillons de couleurs, de lumières et de sons remplissant l’espace et les sensations qu’ils instillent, laissent supposer que voyager est d’abord et avant tout un état d’esprit, qui peut émaner de stimulations sensorielles. Le voyage est facilité par la connaissance du Colossia et c’est pour cette raison que les étudiants de Colossia ne reçoivent pas de diplômes mais un passeport (Colossia Passport, 2015).

 

  

Documentation installation

 

Footprints, video,  9'26'', 2015

Colossia Passport , publication, 50 pages, 2015

Text written by: 

Lucas Cantori, Camilla Paolino

    lasurite@icloud.com

    https://instagram.com/lasurite/